Tag Archives: littérature

Femmes de dictateur – Diane Ducret

22 Mai

« Derrière chaque grand homme se cache une femme « …

Qui sont ces femmes qui ont aimé, adulé, soutenu et même parfois  influencé les hommes les plus infâmes de la planète ?

Diane Ducret nous dévoile pour mon plus grand plaisir et pour celui de plus de 100 000 lecteurs  la vie sentimentale des plus grands tyrans de l’Histoire. En menant des véritables enquêtes fouillées et en s’attachant à garder un ton neutre, cette jeune historienne nous en apprend de belles sur ces hommes qui ont parfois écrit plus de missives amoureuses que de messages politiques !

Margherita Sarfatti, Angelica Balabanof, Clara Petacci et Rachèle Guidi ont participé chacune à leur façon à l’ascension de Mussolini,  de simple voyou il est devenu Duce.

Le fabuleux ménage à trois : Inessa Armand, Nadia Krupshaïa et Lénine.

Les tristes et courtes vies de Nadia Allilouyeva et Ekaterina Svanidze, les deux femmes de Staline.

Christine Garnier journaliste française épris de Salazar. Ce dernier qui, toute sa vie a  gouverné avec la tête, convaincu qu’il était impossible de faire de la politique avec le cœur.

Catherine, la très belle impératrice de la Centrafrique et femme de Bokassa qui a fait tourner la tête de beaucoup d’hommes dont celle de Valéry Giscard d’Estaing lui-même.

Mao qui ne prenait jamais de bain mais qui se lavait dans le corps des femmes, a enchainé les épouses de Yang Kaihui à Jiang Qing en passant par He Zizhen.

Elena Ceausescu, encore plus cruelle que son mari.

Et que dire alors des conquêtes d’Hitler ? On n’en retiendra surtout une, Eva Braun, la petite bécasse fidèle au führer jusqu’à la fin.

Plongez-vous dans les histoires de celles qui ont partagé le lit des dictateurs!

 

 

Publié chez Perrin et en poche chez Pocket (2011)

 

 

 

 

 

 

 

Mais aussi le tome 2 (Perrin) avec les amours décortiqués de Saddam Hussein, Ben Laden, Kim Jongil, Castro…

 

Publicités

Ce que je sais de Vera Candida – Véronique Ovaldé

12 Mar

Quand le destin s’acharne…

L’Île de Vatapuna, une pêcheuse de poissons volants, un palais des Morues…autant de termes qui nous plonge dans un univers imaginaire. Véronique Ovaldé  nous raconte sous la forme d’un conte le destin malheureux de trois générations de femmes.

La grand-mère Rosa Bustamente, ancienne prostituée de l’île de Vatapuna devenue experte en pêche de poissons volants. Puis, la fille Violette, pertubée toute son enfance mais qui devient terriblement bavarde et débauchée à l’adolescence. Sans grande surprise cette dernière tombe enceinte à 15 ans et donne naissance à une fille. Vera Candida, qui à son tour deviendra mère à sa quinzième année!

Pour tenter d’échapper au destin, Vera Candida décide de s’enfuir de son île natale pour Lahomeria, ville où elle va élever sa fille Monica Rose. Elle trouve refuge au Palais des Morues, un foyer de jeunes filles-mères.

Vera Candida a 15 ans et déjà un lourd passé à son actif, mère contre son grè, sans le sou, loin de ses racines et de sa famille, elle a pourtant décider de se battre contre les épreuves de la vie. Va t-elle retrouver une vie paisible dans ce foyer de mamans perdues ? Elle qui a appris à se méfier des hommes, va t-elle céder aux avances d’Itxaga, journaliste tombé sous son charme ?  En un mot, va t-elle réussir à échapper au destin de ses aïeules ?

Une histoire touchante de femmes qui chacune leur tour ont enfanté une fille sans jamais réveler le nom du père, un destin qui se répète mais qui grâce au personnage de Vera Candida prend un autre tournant… Au fil des pages, on espère, on doûte, on désespère et on re-espère une vie meilleure pour Vera Candida.

Cantique de la racaille – Vincent Ravalec

7 Jan

Jeune chef d’entreprise adepte des combines foireuses 

Quand Gaston, petit délinquant du 10e arrondissement de Paris prend en stop Marie-Pierre, une bombe normande tout juste âgée de 16 ans, il ne se doute pas que cette dernière va l’aider à passer des petits trafics au monde des affaires.  En quête de reconnaissance sociale, le rêve de Gaston, c’est de devenir patron, « être quelqu’un » ! 

Avec Marie-Pierre comme secrétaire, sa société « Extramill » va voir le jour et même couler des jours heureux. Les grands restos, la grande maison à Châtillon, les beaux calibres, la belle voiture… La belle vie quoi, mais: Quand on a pas trop d’argent on fait attention, c’est normal, mais dès qu’on a trois sous on dirait que d’un coup la vie est devenue plus chère et que le monde entier se ligue dans le but avoué de vous faire dépenser, dépenser jusqu’à ce que vous soyez à sec et que la seule solution qu’il vous reste c’est de vous faire un croum chez l’épicier et sortir votre mouchoir pour pleurer.

Gaston ne voulant pas faire couler sa société flambant neuve prévient Marie-Pierre qu’il va falloir se serrer la ceinture, alors les vacances prévues au Cap d’Agde avec Patricia et Bruno (les associés) vont devoir être sans superflu!

Des vacances simples donc mais assez cocaces, loin de la tumulte parisienne, Gaston va devoir s’habituer à un tout autre monde…celui du naturisme, pratique favorite de Bruno et Patricia. Pendant deux semaines, la proximité, la chaleur, l’insouciance et le peu de vêtements aidant, les deux couples vont ne faire plus qu’un!

De retour dans la capitale, les affaires ont du mal à reprendre, Marie-Pierre est de plus en plus absente, les crises de paranoïa dont Gaston est victime s’accentuent  et pour couronner le tout, un colosse que Gaston a arnaqué quelques mois plus tôt va le retrouver pour lui régler son compte (Comprenez :  le tabasser et lui prendre tout son oseille!) Après avoir connu la gloire, Gaston se retrouve donc « une main devant, une main derrière » et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, il assiste à la fuite de Marie-Pierre et à la perte de sa maison…

Gaston presqu’au bout du rouleau et ne voulant pas finir dans un boui-boui miteux décide de retourner en Normandie pour se réapproprier sa Marie-Pierrre. Le couple infernal désormais sans argent va essayer de survivre comme il peut. Et c’est dans le milieu du proxénétisme qu’on retrouve notre anti-héros accompagnée de sa belle. Un milieu que le couple ne maîtrise pas et qui fera perdre à Gaston son sang-froid, lui qui avait pourtant réussi à le garder miraculeusement jusqu’ici!

Le nid du serpent – Pedro Juan Gutiérrez

17 Déc

 

Un jour… j’irais la-bas!

Je rêve d’aller à Cuba pour le sourire de ses vieux, sa salsa, son rhum, ses vieilles voitures américaines, sa musique et ses cigarillos ! Alors en attendant d’avoir le billet d’avion (muy caro), c’est à travers la littérature que je découvre ce pays. Mon auteur cubain préféré est sans conteste Pedro Juan Gutiérrez et avec lui, je vous promets qu’on est bien loin du cliché des cartes postales !

J’ai lu dernièrement Le nid du serpent que je vous conseille fortement au même titre que Trilogie sale de la Havane qu’il a écrit « complètement bourré, en fumant de la marijuana » (voir l’interview qu’il a accordé au magazine Transfuge en 2007: http://www.pedrojuangutierrez.com/Entrevista_FR_Transfuge%20(2007).htm ). Nous ne faisons pas dans la dentelle avec Monsieur Gutiérrez..voyez plutôt son portrait ci-contre, sacrée gueule hein ?

J’ai immédiatement été happée par le Pedro Juan (double littéraire de l’auteur ?) du nid du serpent. Fils d’un marchand de glace dans le Cuba délabré des années 60, Pedro Juan erre  dans las calles de Mantazanas avec toujours un livre à la main, c’est la découverte de la littérature pour lui mais malheureusement, cela ne lui sert pas à grand chose « Je n’avais  personne à qui parler de mes lectures. Autour de moi, personne ne lisait. Les adultes étaient ennuyeux à crever, ils ne parlaient que politique. C’était le seul horizon. Un aveuglement total, asphyxiant, auquel j’étais obligé de tourner le dos. »

A 15 ans, il fait la rencontre de Dinorah, une vieille prostituée avec « le ventre flasque, les cuisses couvertes de varices, les nénés énormes et pendants, la peau sale et usée, les dents jaunes et cariées » qui lui fera découvrir le plaisir de la chair, à partir de ce moment là, on n’en finit plus avec le sexe…Nous suivons « les confessions de cet enfant du siècle » jusqu’à son service militaire toujours en ayant pour fil conducteur le sexe.

Le sexe (un plaisir Libre), rythme le roman au même titre que la gnôle, le tabac brun et la marijuana; Pedro Juan Gutiérriez adopte dans chacun de ses écrits un langage cru, qui fait qu’on le compare régulièrement à Charles Bukowski.

Et pour se mettre dans l’ambiance :

 http://www.youtube.com/watch?v=gNYf4QQSo60&feature=player_detailpage

Darling – Jean Teulé

12 Déc

Bienvenue dans les bas-fonds normands!Darling de Jean Teulé

Au lieu-dit de la Barberie à Heurleville, on trouve Catherine, la cadette de la famille Nicolle. Cette grosse futaille pas gâtée par la nature est la mal-aimée de cette famille de fermiers. Du haut de ses huit ans, Catherine qui subit les coups et les insultes de ses parents au quotidien ne sait qu’une chose : elle ne sera pas paysante !

La seule distraction de cette gamine est la nationale qui se trouve au ras de la ferme de ses parents. Sa passion dévorante pour les routiers va même l’amener à installer un rétroviseur (volé sur la bétaillère de son père) à ses volets afin de voir la lueur des mille-pattes avant de s’endormir! Plus tard, c’est sûr, elle épousera un routier !

En attendant de trouver son camionneur, elle se débrouille pour travailler à la boulangerie du village pour ne surtout pas aider ses parents à la ferme. Un jour, elle reçoit un cadeau qui va donner un sacré tournant à sa vie…une CB! 

Et c’est ainsi que Catherine est devenue Darling, celle qui capte son Roméo entre le canal 19 et le 27. Un mois plus tard, elle devient Madame Epine, femme d’un routier alcoolique et violent.

Jusqu’ici, sa vie était loin d’être drôle mais avec son routier, Darling allait connaître le pire…

Fid’garce !

Extrait: La Parisienne est trop fragile – elle pleure tout de suite – et dans les autres régions de France, elles ne tiennent pas le coup non plus. Tandis que la Bretonne ou la Normande est rude à la tâche et au mal…  ça a la réputation d’être increvable, c’est bêtes-là.

Ce roman de Jean Teulé a été adapté au cinéma par Christine Carrière avec Marina Foïs dans le rôle de Darling. J’en parlerais sur ce blog très prochainement…En attendant, voici la bande-annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18760653&cfilm=119449.html