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La collection Jonas Netter – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

10 Juin

La collection d’un homme très discret – Jonas Netter (1866 – 1946)

Ce nom  vous est inconnu ?  Pourtant sans lui, Modigliani, Soutine, Utrillo, Valadon, Kisling et bien d’autres n’auraient sans doûte jamais existé! La Pinacothèque de Paris a choisi de mettre à l’honneur ce découvreur de talent.

En effet, Jonas Netter fut l’un des collectionneurs les plus marquants du XXe siècle. Un des premiers à acheter une toile de  Modigliani pour finalement en posséder une quarantaine à la fin des années 20. Bien que fasciné dans un premier temps par l’impressionnisme, en vogue à l’époque, c’est vers les jeunes artistes de l’Ecole de Paris que Jonas Netter se tourne. Bien plus abordable financièrement que l’impressionnisme, il se prend très vite de passion pour les chefs-d’oeuvres de ces novateurs… Novateurs dont le fief n’est autre que le quartier Montparnasse…

Et c’est L’Aventure Montparnasse avec ses fameux Bals : Bal de la Misère, Bal de la Horde, Bal Banal, Bal Transmental, Bal Proust etc. Des soirées particulières où se côtoient Cocteau, Desnos,  Foujita, Fitzgerald, Picasso, Man Ray ou encore Tzara. A Montparnasse, « on boit et on danse (…) on fume et on fait l’amour (…) on écrit et on peint (…) du coco, de l’héroine et de la neige (…) on se pique et on renifle entre le pouce et l’index (…) » Voici l’atmosphère de cette époque ou la collection Netter va puiser sa substance.

Un bel hommage que la Pinacothèque rend à cet acquéreur si discret qui, par amour de l’art et pour le plaisir de contemplation à accompli une oeuvre magistrale sans le moindre souci de publicité.

 

 

La Collection Jonas Netter – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

Jusqu’au 9 septembre 2012 – Pinacothèque de Paris

http://www.pinacotheque.com/index.php?id=772

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Cesaria Evora

17 Déc

 

Disparition de la diva aux pieds nus

En septembre dernier, je lisais dans la presse les adieux de Cesaria Evora à son public «Je n’ai pas de force, pas d’énergie. Je veux que vous disiez à mes fans: excusez-moi, mais maintenant, je dois me reposer. Je regrette infiniment de devoir m’absenter pour cause de maladie, j’aurais voulu donner encore du plaisir à ceux qui m’ont suivie depuis si longtemps» (Le Monde – 23 septembre 2011)

Et aujourd’hui, c’est avec une grande tristesse que j’apprends son décès à l’âge de 70 ans. Cette femme qui a commencé à chanter dans les rues et bars du Cap Vert a été découverte en France au  Théâtre de la Ville à Paris en 1992, depuis elle a menée une carrière internationale riche de concerts dans le monde entier.

Une vie qui fut difficile à ses débuts, la mort de son père, le manque d’argent qui pousse sa mère à la placer dans un orphelinat… Sans oublier un passage à vide de 10 ans où la solitude et l’alcool prennent le dessus. Elle va connaître des jours meilleurs en 1985 gràce à la rencontre de son mentor et son producteur, le Franco-Capverdien José Da Silva. Puis, c’est son premier album en 1988 « La diva aux pieds nus », sa découverte à Paris et les concerts dans les quatre coins du monde. En tout il y aura 11 albums, des chansons tristes, des chansons d’amour que nous écoutons toujours avec une grande mélancolie, nostalgie et tendresse comme le signifie la Sodade.

 Césaria Evora était une femme provocatrice et élégante dotée d’une voix rauque et chaloupée, une immense chanteuse qui a marqué à jamais l’histoire de la musique 

  http://www.youtube.com/watch?v=S27GtyQ42PE&feature=player_detailpage