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Un autre amour – Kate O’Riordan

5 Sep

Le premier amour est-il toujours le dernier ?

Encore un roman d’amour me direz-vous, détrompez-vous il n’y a aucune mièvrerie dans ce récit de Kate o’Riordan.  L’auteur décrit juste l’épuisement d’un couple, un homme et une femme avec un passé étroitement lié qui ressurgit à la surface après des années de vie commune. D’abord simples amis d’enfance, Connie et Matt ont évolué vers une vie conjugale d’apparence heureuse. Le passé parait donc bien loin pour ce couple qui  mène une vie florissante et harmonieuse avec leur trois enfants. Mais l’auteur d’une façon légèrement vicieuse choisit de casser ce bonheur ambiant lors d’un voyage en amoureux à Rome ! Là-bas,  elle fait rappliquer l’amie commune du couple vingt ans après, Greta,  qui était plus exactement le premier amour de Matt. Dès l’apparition de cette dernière, on admet tout de suite que le paisible mariage de Connie et Matt est sur le point de s’effondrer pour faire place aux mensonges et à la trahison.

Comment Connie va-t-elle vivre le départ de son mari pour son amie d’enfance ? Va-t-elle avoir le courage de  l’avouer. ..D’abord à  elle-même ? Puis à ses enfants ?

Vous persistez à me dire qu’il s’agit là d’une histoire banale voire nunuche ? Encore une fois, faites-moi confiance et dévorez ce récit qui est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait au premier abord !

Une histoire où les vieux secrets vont ressurgir en pleine face des trois protagonistes qui désormais sont devenus adultes.

Kate O’Riordan explore les sentiments humains et fouille le couple jusqu’à faire rebondir monumentalement l’intrigue en donnant à une banale histoire d’amour  un tournant vif et inattendu. On se prend tour à tour d’empathie et d’aversion pour ces trois personnages autant meurtris les uns que les autres.

Je pense maintenant me jeter au cou de mon libraire pour me procurer ses autres romans comme : Intimes convictions« , « Une mystérieuse fiancée« , « Le garçon dans la lune » ou encore de « Pierres de mémoire« 

Il paraît qu’ils sont encore mieux qu’Un autre amour…des avis ?

Ah oui, j’oubliais! la voix de Christophe Mali  m’a hanté pendant toute ma lecture ! Vous vous rappelez ?

Le premier amour est toujours le dernier

Ah le vieil adage au parfum démodé

 She’s so lovely

Sur la pointe des pieds

J’ai longtemps hésité

lalalala…..

🙂

http://www.youtube.com/watch?v=OmmV1e5vPBU&feature=related

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Femmes de dictateur – Diane Ducret

22 Mai

« Derrière chaque grand homme se cache une femme « …

Qui sont ces femmes qui ont aimé, adulé, soutenu et même parfois  influencé les hommes les plus infâmes de la planète ?

Diane Ducret nous dévoile pour mon plus grand plaisir et pour celui de plus de 100 000 lecteurs  la vie sentimentale des plus grands tyrans de l’Histoire. En menant des véritables enquêtes fouillées et en s’attachant à garder un ton neutre, cette jeune historienne nous en apprend de belles sur ces hommes qui ont parfois écrit plus de missives amoureuses que de messages politiques !

Margherita Sarfatti, Angelica Balabanof, Clara Petacci et Rachèle Guidi ont participé chacune à leur façon à l’ascension de Mussolini,  de simple voyou il est devenu Duce.

Le fabuleux ménage à trois : Inessa Armand, Nadia Krupshaïa et Lénine.

Les tristes et courtes vies de Nadia Allilouyeva et Ekaterina Svanidze, les deux femmes de Staline.

Christine Garnier journaliste française épris de Salazar. Ce dernier qui, toute sa vie a  gouverné avec la tête, convaincu qu’il était impossible de faire de la politique avec le cœur.

Catherine, la très belle impératrice de la Centrafrique et femme de Bokassa qui a fait tourner la tête de beaucoup d’hommes dont celle de Valéry Giscard d’Estaing lui-même.

Mao qui ne prenait jamais de bain mais qui se lavait dans le corps des femmes, a enchainé les épouses de Yang Kaihui à Jiang Qing en passant par He Zizhen.

Elena Ceausescu, encore plus cruelle que son mari.

Et que dire alors des conquêtes d’Hitler ? On n’en retiendra surtout une, Eva Braun, la petite bécasse fidèle au führer jusqu’à la fin.

Plongez-vous dans les histoires de celles qui ont partagé le lit des dictateurs!

 

 

Publié chez Perrin et en poche chez Pocket (2011)

 

 

 

 

 

 

 

Mais aussi le tome 2 (Perrin) avec les amours décortiqués de Saddam Hussein, Ben Laden, Kim Jongil, Castro…

 

Ce que je sais de Vera Candida – Véronique Ovaldé

12 Mar

Quand le destin s’acharne…

L’Île de Vatapuna, une pêcheuse de poissons volants, un palais des Morues…autant de termes qui nous plonge dans un univers imaginaire. Véronique Ovaldé  nous raconte sous la forme d’un conte le destin malheureux de trois générations de femmes.

La grand-mère Rosa Bustamente, ancienne prostituée de l’île de Vatapuna devenue experte en pêche de poissons volants. Puis, la fille Violette, pertubée toute son enfance mais qui devient terriblement bavarde et débauchée à l’adolescence. Sans grande surprise cette dernière tombe enceinte à 15 ans et donne naissance à une fille. Vera Candida, qui à son tour deviendra mère à sa quinzième année!

Pour tenter d’échapper au destin, Vera Candida décide de s’enfuir de son île natale pour Lahomeria, ville où elle va élever sa fille Monica Rose. Elle trouve refuge au Palais des Morues, un foyer de jeunes filles-mères.

Vera Candida a 15 ans et déjà un lourd passé à son actif, mère contre son grè, sans le sou, loin de ses racines et de sa famille, elle a pourtant décider de se battre contre les épreuves de la vie. Va t-elle retrouver une vie paisible dans ce foyer de mamans perdues ? Elle qui a appris à se méfier des hommes, va t-elle céder aux avances d’Itxaga, journaliste tombé sous son charme ?  En un mot, va t-elle réussir à échapper au destin de ses aïeules ?

Une histoire touchante de femmes qui chacune leur tour ont enfanté une fille sans jamais réveler le nom du père, un destin qui se répète mais qui grâce au personnage de Vera Candida prend un autre tournant… Au fil des pages, on espère, on doûte, on désespère et on re-espère une vie meilleure pour Vera Candida.

festival de bande dessinée d’Angoulême 2012

26 Jan

La grande messe de la BD commence !  

 

 

 

 

 

Parmi les 58 albums en lice pour le palmarès officiel de cette 39e édition,

 mes préférés sont :

 Habibi de Graig Thompson (Casterman)

En route pour le Goncourt de Mathieu Ephrem et Jean-François Kierzkowski (Cornelius)

Mister Wonderful de Daniel Clowes (Cornelius)

Les ignorants : récit d’une initiation croisée d’Etienne Davodeau  (Futuropolis)

Et mon coup de coeur : Coucous Bouzon d’Anouk Ricard (Gallimard)

Parce que l’humour d’Anouk Ricard me fait rire à gorge déployée, parce que ses personnages aussi ridicules les uns que les autres sont totalement délirants (surtout le commissaire Toumi !) parce que les albums Anna et Froga, commissaire Toumi etc m’ont marqué à tout jamais et parce que ce petit dernier est en fait une véritable  satire du monde de l’entreprise !

 

39e édition du festival international de bande dessinée d’Angoulême

 Du 26 au 29 janvier 2012 de 10h à 19h

www.bdangouleme.com

Cantique de la racaille – Vincent Ravalec

7 Jan

Jeune chef d’entreprise adepte des combines foireuses 

Quand Gaston, petit délinquant du 10e arrondissement de Paris prend en stop Marie-Pierre, une bombe normande tout juste âgée de 16 ans, il ne se doute pas que cette dernière va l’aider à passer des petits trafics au monde des affaires.  En quête de reconnaissance sociale, le rêve de Gaston, c’est de devenir patron, « être quelqu’un » ! 

Avec Marie-Pierre comme secrétaire, sa société « Extramill » va voir le jour et même couler des jours heureux. Les grands restos, la grande maison à Châtillon, les beaux calibres, la belle voiture… La belle vie quoi, mais: Quand on a pas trop d’argent on fait attention, c’est normal, mais dès qu’on a trois sous on dirait que d’un coup la vie est devenue plus chère et que le monde entier se ligue dans le but avoué de vous faire dépenser, dépenser jusqu’à ce que vous soyez à sec et que la seule solution qu’il vous reste c’est de vous faire un croum chez l’épicier et sortir votre mouchoir pour pleurer.

Gaston ne voulant pas faire couler sa société flambant neuve prévient Marie-Pierre qu’il va falloir se serrer la ceinture, alors les vacances prévues au Cap d’Agde avec Patricia et Bruno (les associés) vont devoir être sans superflu!

Des vacances simples donc mais assez cocaces, loin de la tumulte parisienne, Gaston va devoir s’habituer à un tout autre monde…celui du naturisme, pratique favorite de Bruno et Patricia. Pendant deux semaines, la proximité, la chaleur, l’insouciance et le peu de vêtements aidant, les deux couples vont ne faire plus qu’un!

De retour dans la capitale, les affaires ont du mal à reprendre, Marie-Pierre est de plus en plus absente, les crises de paranoïa dont Gaston est victime s’accentuent  et pour couronner le tout, un colosse que Gaston a arnaqué quelques mois plus tôt va le retrouver pour lui régler son compte (Comprenez :  le tabasser et lui prendre tout son oseille!) Après avoir connu la gloire, Gaston se retrouve donc « une main devant, une main derrière » et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, il assiste à la fuite de Marie-Pierre et à la perte de sa maison…

Gaston presqu’au bout du rouleau et ne voulant pas finir dans un boui-boui miteux décide de retourner en Normandie pour se réapproprier sa Marie-Pierrre. Le couple infernal désormais sans argent va essayer de survivre comme il peut. Et c’est dans le milieu du proxénétisme qu’on retrouve notre anti-héros accompagnée de sa belle. Un milieu que le couple ne maîtrise pas et qui fera perdre à Gaston son sang-froid, lui qui avait pourtant réussi à le garder miraculeusement jusqu’ici!

Des Beaux-livres pour Noël !

24 Déc

Chaque année, une profusion de beaux-livres envahissent les tables de nos chers libraires pour mon plus grand plaisir! Néanmoins, je pense que c’est avec une certaine appréhension que ces derniers vont faire leurs comptes après les fêtes car si les beaux-livres ont toujours une bonne place dans les rayons, ils rivalisent cette année avec d’étranges objets répondant aux doux noms de  Wii, Ds, I-Pod, Pad ou Phone !

Et je ne parlerais pas de la hausse de la TVA dans ce billet car c’est Noël quand même!

Nous déprimerons un autre jour, c’est  promis! Admirez plutôt ma sélection de beaux livres 2011!

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Le nid du serpent – Pedro Juan Gutiérrez

17 Déc

 

Un jour… j’irais la-bas!

Je rêve d’aller à Cuba pour le sourire de ses vieux, sa salsa, son rhum, ses vieilles voitures américaines, sa musique et ses cigarillos ! Alors en attendant d’avoir le billet d’avion (muy caro), c’est à travers la littérature que je découvre ce pays. Mon auteur cubain préféré est sans conteste Pedro Juan Gutiérrez et avec lui, je vous promets qu’on est bien loin du cliché des cartes postales !

J’ai lu dernièrement Le nid du serpent que je vous conseille fortement au même titre que Trilogie sale de la Havane qu’il a écrit « complètement bourré, en fumant de la marijuana » (voir l’interview qu’il a accordé au magazine Transfuge en 2007: http://www.pedrojuangutierrez.com/Entrevista_FR_Transfuge%20(2007).htm ). Nous ne faisons pas dans la dentelle avec Monsieur Gutiérrez..voyez plutôt son portrait ci-contre, sacrée gueule hein ?

J’ai immédiatement été happée par le Pedro Juan (double littéraire de l’auteur ?) du nid du serpent. Fils d’un marchand de glace dans le Cuba délabré des années 60, Pedro Juan erre  dans las calles de Mantazanas avec toujours un livre à la main, c’est la découverte de la littérature pour lui mais malheureusement, cela ne lui sert pas à grand chose « Je n’avais  personne à qui parler de mes lectures. Autour de moi, personne ne lisait. Les adultes étaient ennuyeux à crever, ils ne parlaient que politique. C’était le seul horizon. Un aveuglement total, asphyxiant, auquel j’étais obligé de tourner le dos. »

A 15 ans, il fait la rencontre de Dinorah, une vieille prostituée avec « le ventre flasque, les cuisses couvertes de varices, les nénés énormes et pendants, la peau sale et usée, les dents jaunes et cariées » qui lui fera découvrir le plaisir de la chair, à partir de ce moment là, on n’en finit plus avec le sexe…Nous suivons « les confessions de cet enfant du siècle » jusqu’à son service militaire toujours en ayant pour fil conducteur le sexe.

Le sexe (un plaisir Libre), rythme le roman au même titre que la gnôle, le tabac brun et la marijuana; Pedro Juan Gutiérriez adopte dans chacun de ses écrits un langage cru, qui fait qu’on le compare régulièrement à Charles Bukowski.

Et pour se mettre dans l’ambiance :

 http://www.youtube.com/watch?v=gNYf4QQSo60&feature=player_detailpage