Archive | janvier, 2012

festival de bande dessinée d’Angoulême 2012

26 Jan

La grande messe de la BD commence !  

 

 

 

 

 

Parmi les 58 albums en lice pour le palmarès officiel de cette 39e édition,

 mes préférés sont :

 Habibi de Graig Thompson (Casterman)

En route pour le Goncourt de Mathieu Ephrem et Jean-François Kierzkowski (Cornelius)

Mister Wonderful de Daniel Clowes (Cornelius)

Les ignorants : récit d’une initiation croisée d’Etienne Davodeau  (Futuropolis)

Et mon coup de coeur : Coucous Bouzon d’Anouk Ricard (Gallimard)

Parce que l’humour d’Anouk Ricard me fait rire à gorge déployée, parce que ses personnages aussi ridicules les uns que les autres sont totalement délirants (surtout le commissaire Toumi !) parce que les albums Anna et Froga, commissaire Toumi etc m’ont marqué à tout jamais et parce que ce petit dernier est en fait une véritable  satire du monde de l’entreprise !

 

39e édition du festival international de bande dessinée d’Angoulême

 Du 26 au 29 janvier 2012 de 10h à 19h

www.bdangouleme.com

El Gusto – Safinez Bousbia

22 Jan

Le pouvoir de la musique

Le Chaarbi, musique populaire née au coeur de la Casbah d’Alger dans les années 20 « fait oublier la misère, la faim et la soif ». Cette musiquearabo-judeo-andalouse a réuni pendant des années une poignée d’hommes juifs ou arabes que pourtant  la guerre a séparé à partir de 1954.

50 ans après, on assiste à la renaissance du Chaarbi quasiment en voie d’extinction grâce à Safinez Bousbia, jeune irlandaise d’origine algérienne qui, touchée par l’histoire de Mohamed El Ferkioui, miroitier de la casbah et accordéoniste premier prix du conservatoire en 1956, décide de réunir tous les anciens élèves de chaabi d’Alger.

Son projet fou se concrétise en 2007 lors d’un concert donné à Marseille puis avec un album « El Gusto » puis avec son documentaire du même nom actuellement au cinéma.

Un documentaire musical émouvant qui offre des vues panoramiques sublimes d’Alger la blanche mais qui nous raconte surtout à travers des témoignages comment la musique a réuni des hommes que l’Histoire a séparé il y a 50 ans.

http://www.youtube.com/watch?v=y9t9YCcX3HM

Romy Schneider

15 Jan

Elle peut être papillon puis tigre… (Dino Risi)

Comme tout le monde, j’ai regardé « les sisi » et comme tout un chacun, j’ai admiré la beauté de la jeune Élisabeth d’Autriche! Mais c’est en voyant les films de sa période « Claude Sautet » que je suis tombé sous le charme de Romy Schneider. Une femme  d’une beauté naturelle imparable doté d’une intelligence sans limite et surtout d’une personnalité profonde. Une actrice qui a marqué l’histoire du cinéma et le coeur de nations entières. Ma vidéothèque se compose en partie de ses plus grands films dont je ne me lasse pas de regarder à chaque fois avec grande émotion.

C’était donc inconcevable que je rate l’exposition qui lui est consacré à l’occasion de son anniversaire de mort. Je croyais savoir beaucoup  de choses sur la vie de Romy Schneider étant donné les nombreuses biographies existantes que j’ai dévoré comme une véritable fanatique… mais grâce aux nombreux documents personnels exposés, j’ai découvert ou plutôt ressenti des choses qui ne s’écrivent pas dans des bouquins…La lecture des télégrammes qu’elle envoyait à Visconti, son ami qu’elle appelait papa par exemple m’a bouleversée, des écrits intimes qui révèlent sa fragilité, son hyper-sensibilité,  ses tourments et ses chagrins.

Mais également des moments de bonheur que l’on partage grâce aux nombreuses photos ou on la voit radieuse entourée d’Alain Delon, d’Harry Meyen, de David et Sarah mais aussi d’acteurs et réalisateurs prestigieux d’Orson Welles à Woody Allen pour sa période américaine, de Luchino Visconti à Claude Sautet pour l’Europe. Romy Schneider a fait énormément de rencontres qui pour la plupart sont devenues de fortes amitiés.

Une exposition riche en documents et objets de  toute sorte qui retrace magnifiquement sa carrière  et qui nous plonge dans l’intimité de sa vie de femme en quête d’absolu frappée par le destin.

L’exposition se termine par une galerie de portraits qui mettent en évidence la beauté fascinante de cette actrice de légende.

 

à l’Espace Landowski – Boulogne-Billancourt

jusqu’au 22 février 2012

www.exporomyschneider.com

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19284824&cfilm=4939.html

 

Cantique de la racaille – Vincent Ravalec

7 Jan

Jeune chef d’entreprise adepte des combines foireuses 

Quand Gaston, petit délinquant du 10e arrondissement de Paris prend en stop Marie-Pierre, une bombe normande tout juste âgée de 16 ans, il ne se doute pas que cette dernière va l’aider à passer des petits trafics au monde des affaires.  En quête de reconnaissance sociale, le rêve de Gaston, c’est de devenir patron, « être quelqu’un » ! 

Avec Marie-Pierre comme secrétaire, sa société « Extramill » va voir le jour et même couler des jours heureux. Les grands restos, la grande maison à Châtillon, les beaux calibres, la belle voiture… La belle vie quoi, mais: Quand on a pas trop d’argent on fait attention, c’est normal, mais dès qu’on a trois sous on dirait que d’un coup la vie est devenue plus chère et que le monde entier se ligue dans le but avoué de vous faire dépenser, dépenser jusqu’à ce que vous soyez à sec et que la seule solution qu’il vous reste c’est de vous faire un croum chez l’épicier et sortir votre mouchoir pour pleurer.

Gaston ne voulant pas faire couler sa société flambant neuve prévient Marie-Pierre qu’il va falloir se serrer la ceinture, alors les vacances prévues au Cap d’Agde avec Patricia et Bruno (les associés) vont devoir être sans superflu!

Des vacances simples donc mais assez cocaces, loin de la tumulte parisienne, Gaston va devoir s’habituer à un tout autre monde…celui du naturisme, pratique favorite de Bruno et Patricia. Pendant deux semaines, la proximité, la chaleur, l’insouciance et le peu de vêtements aidant, les deux couples vont ne faire plus qu’un!

De retour dans la capitale, les affaires ont du mal à reprendre, Marie-Pierre est de plus en plus absente, les crises de paranoïa dont Gaston est victime s’accentuent  et pour couronner le tout, un colosse que Gaston a arnaqué quelques mois plus tôt va le retrouver pour lui régler son compte (Comprenez :  le tabasser et lui prendre tout son oseille!) Après avoir connu la gloire, Gaston se retrouve donc « une main devant, une main derrière » et comme une catastrophe n’arrive jamais seule, il assiste à la fuite de Marie-Pierre et à la perte de sa maison…

Gaston presqu’au bout du rouleau et ne voulant pas finir dans un boui-boui miteux décide de retourner en Normandie pour se réapproprier sa Marie-Pierrre. Le couple infernal désormais sans argent va essayer de survivre comme il peut. Et c’est dans le milieu du proxénétisme qu’on retrouve notre anti-héros accompagnée de sa belle. Un milieu que le couple ne maîtrise pas et qui fera perdre à Gaston son sang-froid, lui qui avait pourtant réussi à le garder miraculeusement jusqu’ici!