Le nid du serpent – Pedro Juan Gutiérrez

17 Déc

 

Un jour… j’irais la-bas!

Je rêve d’aller à Cuba pour le sourire de ses vieux, sa salsa, son rhum, ses vieilles voitures américaines, sa musique et ses cigarillos ! Alors en attendant d’avoir le billet d’avion (muy caro), c’est à travers la littérature que je découvre ce pays. Mon auteur cubain préféré est sans conteste Pedro Juan Gutiérrez et avec lui, je vous promets qu’on est bien loin du cliché des cartes postales !

J’ai lu dernièrement Le nid du serpent que je vous conseille fortement au même titre que Trilogie sale de la Havane qu’il a écrit « complètement bourré, en fumant de la marijuana » (voir l’interview qu’il a accordé au magazine Transfuge en 2007: http://www.pedrojuangutierrez.com/Entrevista_FR_Transfuge%20(2007).htm ). Nous ne faisons pas dans la dentelle avec Monsieur Gutiérrez..voyez plutôt son portrait ci-contre, sacrée gueule hein ?

J’ai immédiatement été happée par le Pedro Juan (double littéraire de l’auteur ?) du nid du serpent. Fils d’un marchand de glace dans le Cuba délabré des années 60, Pedro Juan erre  dans las calles de Mantazanas avec toujours un livre à la main, c’est la découverte de la littérature pour lui mais malheureusement, cela ne lui sert pas à grand chose « Je n’avais  personne à qui parler de mes lectures. Autour de moi, personne ne lisait. Les adultes étaient ennuyeux à crever, ils ne parlaient que politique. C’était le seul horizon. Un aveuglement total, asphyxiant, auquel j’étais obligé de tourner le dos. »

A 15 ans, il fait la rencontre de Dinorah, une vieille prostituée avec « le ventre flasque, les cuisses couvertes de varices, les nénés énormes et pendants, la peau sale et usée, les dents jaunes et cariées » qui lui fera découvrir le plaisir de la chair, à partir de ce moment là, on n’en finit plus avec le sexe…Nous suivons « les confessions de cet enfant du siècle » jusqu’à son service militaire toujours en ayant pour fil conducteur le sexe.

Le sexe (un plaisir Libre), rythme le roman au même titre que la gnôle, le tabac brun et la marijuana; Pedro Juan Gutiérriez adopte dans chacun de ses écrits un langage cru, qui fait qu’on le compare régulièrement à Charles Bukowski.

Et pour se mettre dans l’ambiance :

 http://www.youtube.com/watch?v=gNYf4QQSo60&feature=player_detailpage

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