Archive | décembre, 2011

Des Beaux-livres pour Noël !

24 Déc

Chaque année, une profusion de beaux-livres envahissent les tables de nos chers libraires pour mon plus grand plaisir! Néanmoins, je pense que c’est avec une certaine appréhension que ces derniers vont faire leurs comptes après les fêtes car si les beaux-livres ont toujours une bonne place dans les rayons, ils rivalisent cette année avec d’étranges objets répondant aux doux noms de  Wii, Ds, I-Pod, Pad ou Phone !

Et je ne parlerais pas de la hausse de la TVA dans ce billet car c’est Noël quand même!

Nous déprimerons un autre jour, c’est  promis! Admirez plutôt ma sélection de beaux livres 2011!

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Cesaria Evora

17 Déc

 

Disparition de la diva aux pieds nus

En septembre dernier, je lisais dans la presse les adieux de Cesaria Evora à son public «Je n’ai pas de force, pas d’énergie. Je veux que vous disiez à mes fans: excusez-moi, mais maintenant, je dois me reposer. Je regrette infiniment de devoir m’absenter pour cause de maladie, j’aurais voulu donner encore du plaisir à ceux qui m’ont suivie depuis si longtemps» (Le Monde – 23 septembre 2011)

Et aujourd’hui, c’est avec une grande tristesse que j’apprends son décès à l’âge de 70 ans. Cette femme qui a commencé à chanter dans les rues et bars du Cap Vert a été découverte en France au  Théâtre de la Ville à Paris en 1992, depuis elle a menée une carrière internationale riche de concerts dans le monde entier.

Une vie qui fut difficile à ses débuts, la mort de son père, le manque d’argent qui pousse sa mère à la placer dans un orphelinat… Sans oublier un passage à vide de 10 ans où la solitude et l’alcool prennent le dessus. Elle va connaître des jours meilleurs en 1985 gràce à la rencontre de son mentor et son producteur, le Franco-Capverdien José Da Silva. Puis, c’est son premier album en 1988 « La diva aux pieds nus », sa découverte à Paris et les concerts dans les quatre coins du monde. En tout il y aura 11 albums, des chansons tristes, des chansons d’amour que nous écoutons toujours avec une grande mélancolie, nostalgie et tendresse comme le signifie la Sodade.

 Césaria Evora était une femme provocatrice et élégante dotée d’une voix rauque et chaloupée, une immense chanteuse qui a marqué à jamais l’histoire de la musique 

  http://www.youtube.com/watch?v=S27GtyQ42PE&feature=player_detailpage

Le nid du serpent – Pedro Juan Gutiérrez

17 Déc

 

Un jour… j’irais la-bas!

Je rêve d’aller à Cuba pour le sourire de ses vieux, sa salsa, son rhum, ses vieilles voitures américaines, sa musique et ses cigarillos ! Alors en attendant d’avoir le billet d’avion (muy caro), c’est à travers la littérature que je découvre ce pays. Mon auteur cubain préféré est sans conteste Pedro Juan Gutiérrez et avec lui, je vous promets qu’on est bien loin du cliché des cartes postales !

J’ai lu dernièrement Le nid du serpent que je vous conseille fortement au même titre que Trilogie sale de la Havane qu’il a écrit « complètement bourré, en fumant de la marijuana » (voir l’interview qu’il a accordé au magazine Transfuge en 2007: http://www.pedrojuangutierrez.com/Entrevista_FR_Transfuge%20(2007).htm ). Nous ne faisons pas dans la dentelle avec Monsieur Gutiérrez..voyez plutôt son portrait ci-contre, sacrée gueule hein ?

J’ai immédiatement été happée par le Pedro Juan (double littéraire de l’auteur ?) du nid du serpent. Fils d’un marchand de glace dans le Cuba délabré des années 60, Pedro Juan erre  dans las calles de Mantazanas avec toujours un livre à la main, c’est la découverte de la littérature pour lui mais malheureusement, cela ne lui sert pas à grand chose « Je n’avais  personne à qui parler de mes lectures. Autour de moi, personne ne lisait. Les adultes étaient ennuyeux à crever, ils ne parlaient que politique. C’était le seul horizon. Un aveuglement total, asphyxiant, auquel j’étais obligé de tourner le dos. »

A 15 ans, il fait la rencontre de Dinorah, une vieille prostituée avec « le ventre flasque, les cuisses couvertes de varices, les nénés énormes et pendants, la peau sale et usée, les dents jaunes et cariées » qui lui fera découvrir le plaisir de la chair, à partir de ce moment là, on n’en finit plus avec le sexe…Nous suivons « les confessions de cet enfant du siècle » jusqu’à son service militaire toujours en ayant pour fil conducteur le sexe.

Le sexe (un plaisir Libre), rythme le roman au même titre que la gnôle, le tabac brun et la marijuana; Pedro Juan Gutiérriez adopte dans chacun de ses écrits un langage cru, qui fait qu’on le compare régulièrement à Charles Bukowski.

Et pour se mettre dans l’ambiance :

 http://www.youtube.com/watch?v=gNYf4QQSo60&feature=player_detailpage

Darling – Jean Teulé

12 Déc

Bienvenue dans les bas-fonds normands!Darling de Jean Teulé

Au lieu-dit de la Barberie à Heurleville, on trouve Catherine, la cadette de la famille Nicolle. Cette grosse futaille pas gâtée par la nature est la mal-aimée de cette famille de fermiers. Du haut de ses huit ans, Catherine qui subit les coups et les insultes de ses parents au quotidien ne sait qu’une chose : elle ne sera pas paysante !

La seule distraction de cette gamine est la nationale qui se trouve au ras de la ferme de ses parents. Sa passion dévorante pour les routiers va même l’amener à installer un rétroviseur (volé sur la bétaillère de son père) à ses volets afin de voir la lueur des mille-pattes avant de s’endormir! Plus tard, c’est sûr, elle épousera un routier !

En attendant de trouver son camionneur, elle se débrouille pour travailler à la boulangerie du village pour ne surtout pas aider ses parents à la ferme. Un jour, elle reçoit un cadeau qui va donner un sacré tournant à sa vie…une CB! 

Et c’est ainsi que Catherine est devenue Darling, celle qui capte son Roméo entre le canal 19 et le 27. Un mois plus tard, elle devient Madame Epine, femme d’un routier alcoolique et violent.

Jusqu’ici, sa vie était loin d’être drôle mais avec son routier, Darling allait connaître le pire…

Fid’garce !

Extrait: La Parisienne est trop fragile – elle pleure tout de suite – et dans les autres régions de France, elles ne tiennent pas le coup non plus. Tandis que la Bretonne ou la Normande est rude à la tâche et au mal…  ça a la réputation d’être increvable, c’est bêtes-là.

Ce roman de Jean Teulé a été adapté au cinéma par Christine Carrière avec Marina Foïs dans le rôle de Darling. J’en parlerais sur ce blog très prochainement…En attendant, voici la bande-annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18760653&cfilm=119449.html

Sur mes lèvres – Jacques Audiard

12 Déc

Bonnie and Clyde à la Audiard…

Un grand merci à mon insomnie de la nuit dernière qui m’a permis de découvrir ce magnifique film de notre vénéré Jacques Audiard.

C’est donc en zappant sur les chaînes de la TNT que je suis tombé (pour mon plus grand plaisir) sur Vincent Cassel alias Paul Angeli, un ex-taulard en réinsertion professionnelle et sur Emmanuelle Devos (Carla Bhem) jouant le rôle d’une jeune femme timide et sourde.

Secrétaire dans une société immobilière, Carla souffre d’un véritable manque de considération dans son travail ou elle s’investit pourtant à fond. En prenant sous son aile le nouveau stagiaire qui n’est autre que Paul Angeli, elle va prendre sa revanche et enfin connaître son heure de gloire professionnelle. Au fil de la relation, le handicap de Carla va fasciner Paul Angeli, en lisant sur les lèvres, elle va pouvoir l’aider à réaliser son prochain coup!

Un film de brute comme je les aime avec un soupçon de délicatesse (mais sans jamais tomber dans le mélo) grâce au personnage d’Emmanuelle Devos qui, a obtenu le César de la meilleure actrice pour ce film.

La bande annonce : http://www.cinemovies.fr/bande-annonce-4870-25805.html

Sunderland – Clément Koch

11 Déc

So british!

Sunderland n’est pas qu’un club de foot, c’est aussi une ville industrielle du Nord-Est de l’Angleterre. On y retrouve Sally, une jeune femme au chômage depuis que l’usine de poulet a fermée pour cause de grippe aviaire. Cette dernière,  élève seule sa petite soeur Jill, qui souffre de problèmes psychiques. Ne pouvant pas compter sur les revenus de sa colocataire Ruby, adepte du téléphone rose et pour ne pas perdre la garde de sa petite soeur, Sally doit trouver de l’argent le plus rapidement possible.

Après avoir lu les petites annonces du journal local, elle élabore un projet insensé pour gagner de l’argent…louer son utérus!

Une véritable comédie à l’anglaise pourtant écrite par un français pur jus, qui m’a fait rire à gorge déployée du début à la fin!

Au Petit Théâtre de Paris, de 28 à 38 euros

  • Du mardi au samedi à 21h
  • Samedi à 17h
  • Dimanche à 15h

http://www.theatredeparis.com/index.asp?id=26&idf=40