James Carter’s Chasin’ the Gipsy invite David Reinhardt

11 Oct

Du saxo à toute pompe !

Il y avait du bruit dimanche dans la somptueuse salle des concerts de la Cité de la musique, James Carter et ses acolytes ont tout donné et ont ravi l’assemblée !

James Carter originaire du Detroit s’est fait très vite un nom en 1994 dès la sortie de son premier album , JC On The Set (1994). Reconnu meilleur saxophoniste de sa génération, il a enregistré six albums, ce concert est tiré  de Chasin the Gypsy, hommage à Django Reinhardt.

Je ne pas vraiment calée en musique (pas du tout même), mais mon gadjo (ambiance manouche oblige !), lui en est fou, alors happée par la folie « Django » des médias, je l’ai accompagné à ce concert !

Une occasion pour moi d’éduquer mes oreilles !

Un maître du jazz accompagné de 5 artistes talentueux dont le petit fils de Django : David Reinhardt, ce dimanche après-midi se promettait d’être fameux…

…et pourtant

Je n’aime pas le saxo !

C’est comme ça je n’y peux rien, je n’accroche pas. Certains moment ont été spécialement  douloureux pour moi, l’agression, le vacarme et l’exagération sont les trois mots qui me viennent à l’esprit.

Mais la virtuosité de James Carter (et des autres) est indiscutable et j‘ai quand même apprécié certaines chansons, les plus langoureuses évidemment, celles qui correspondent plus à mon tempérament !

Il me semble avoir lu quelque part une phrase de James Carter lui-même : « le jazz n’est pas une musique de tout repos »

Je veux bien le croire !

James Carter’s Chasin’ the Gipsy invite David Reinhardt

à la Cité de la musique le 7 octobre 2012

Interprètes : James Carter, saxophones / David Reinhardt, guitare / Evan Perri, guitare / Gerard Gibbs, piano /Ralphe Amstrong, basse / Leonard King, batterie

Pour revoir le concert : www.citedelamusiquelive.tv et http://liveweb.arte.tv/
+ retransmis le 1er novembre sur Mezzo

Bruno Pfeiffer a interviewé James Carter, voir son blog Ca va jazzer sur Liberation.fr

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GERHARD RICHTER – PANORAMA

11 Sep

L’artiste aux multiples facettes

Plus que quelques jours seulement pour vous rendre au Centre Pompidou admirer la rétrospective du PEINTRE DE LA PHOTOGRAPHIE !

Apparu sur la scène européenne dans les années 60, cet artiste allemand s’est fait connaître grâce à ses « PHOTOS-PEINTURES ». Des œuvres peintes à partir de photographies piochées dans les magazines ou parmi ses clichés personnels qui sont tellement impressionnantes qu’on ne sait  plus vraiment si ce sont des peintures ou de simples photos !

Voyez plutôt :

Pour arriver à ce résultat, il utilise la traditionnelle technique du quadrillage (oui, oui celle-là même qu’on faisait en cours d’arts plastiques lorsqu’on était enfants !). Richter s’amuse à nous tromper encore plus en frottant la peinture humide de façon à nous faire croire que nous sommes en face de photographies légèrement floues !

Je n’aime pas tout chez cet artiste pluridisciplinaire, par exemple la partie de l’exposition « Libérer l’abstraction » (salle 4) m’a un peu ennuyé, de même que « Combattre le motif (salle 3). Je n’aime pas trop quand les artistes se servent de notre ami « l’ordinateur » pour créer, mais ça, c’est mon côté vieux jeu !

Mais j’assume et je préfère vous dévoiler les œuvres qui m’ont vraiment bouleversé par leur hyperréalisme! A savoir les tableaux exposées principalement dans la salle 8 « Dévoiler l’intimité »:

J’ai aussi été happé par ses fameux paysages, toujours peints à partir de photographies prises au gré de ses voyages ou dans son environnement proche, Ces toiles laissent la place à la nature, au ciel, sans aucune présence humaine.

Des paysages mélancoliques et doux qui sont non sans rappeler la tradition romantique allemande dont l’artiste a hérité.

Cette capacité à toucher à tout, sa détermination à ne vouloir rentrer dans aucun mouvement m’impressionne vraiment. Il a commencé à explorer de nouveaux rapports entre peinture et photographies en 1960, puis mis en place un nouveau type d’abstraction en 1970 et réinterprété en 1980 les genres de l’Histoire de l’art (portait, paysage etc.)

Peut-être est-ce sa façon de sans cesse se réinventer qui me perturbe…

Je n’ai pas tout aimé certes mais rien que pour voir de près les tableaux les plus célèbres comme Ema (Nu sur un escalier) en référence à Duchamp, il était indispensable pour moi d’y aller !

Au Centre Pompidou – jusqu’au 26 septembre 2012

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/685A3BA543D440FFC125795F0049FA85?OpenDocument

Les Saveurs du Palais

9 Oct

Un festin

Moi qui ne suis pas une épicurienne dans l’âme, j’étais quelque peu réticente en allant voir ce film. Finalement,  mes craintes se sont vite dissipées dès l’apparition de Catherine Frot qui excelle comme à son habitude. Campant le personnage d’Hortense Laborie au caractère bien trempé, elle met à l’honneur la gastronomie française, l’authentique, la vraie ! En quittant sa petite bourgade du Périgord pour se retrouver à sa plus grande surprise la cuisinière personnelle  du Président de la république, elle va devoir se confronter à tous les obstacles qu’une provinciale peut subir en arrivant à Paris. Hortense qui ne connaît strictemment rien aux règles du protocole ne passe pas inaperçue à l’Elysée, son manque de docilité va malheureusement lui jouer des tours….

Bienvenue dans les cuisines du Pouvoir où les chefs aussi arrogants les uns que les autres vont s’avérer machiavéliques! Mais la Hortense en impose et son savoir faire culinaire va en épater plus d’un !

En s’inspirant de l’histoire de la cuisinière de François Mittérand (Danièle Depeuch), Christian Vincent nous invite dans les coulisses de l’Elysée et c’est fort intéressant. Grâce au parallèle qui est fait avec l’autre pan de la vie de Danièle Delpeuch qui a exercé en tant que cantinière sur une base scientifique en Antarctique, nous passons d’une Hortense Laborie qui se fait constamment houspiller par la hiérarchie à une femme apaisée et émouvante alors qu’elle travaille en tant que cantinière au milieu de nulle part!

Dans les arcades du pouvoir, versez un soupçon d’histoire vraie : Danièle Delpeuch puis  une pointe d' »Eloge de la cuisine française » d’Edouard Nignon. Laissez mijoter et ajoutez un acteur débutant: Jean d’Ormesson. Mélangez le tout en cérémonial de repas sans oublier la touche pétillante de Catherine Frot. Servez !

Mum…SAVOUREUX !

Un autre amour – Kate O’Riordan

5 Sep

Le premier amour est-il toujours le dernier ?

Encore un roman d’amour me direz-vous, détrompez-vous il n’y a aucune mièvrerie dans ce récit de Kate o’Riordan.  L’auteur décrit juste l’épuisement d’un couple, un homme et une femme avec un passé étroitement lié qui ressurgit à la surface après des années de vie commune. D’abord simples amis d’enfance, Connie et Matt ont évolué vers une vie conjugale d’apparence heureuse. Le passé parait donc bien loin pour ce couple qui  mène une vie florissante et harmonieuse avec leur trois enfants. Mais l’auteur d’une façon légèrement vicieuse choisit de casser ce bonheur ambiant lors d’un voyage en amoureux à Rome ! Là-bas,  elle fait rappliquer l’amie commune du couple vingt ans après, Greta,  qui était plus exactement le premier amour de Matt. Dès l’apparition de cette dernière, on admet tout de suite que le paisible mariage de Connie et Matt est sur le point de s’effondrer pour faire place aux mensonges et à la trahison.

Comment Connie va-t-elle vivre le départ de son mari pour son amie d’enfance ? Va-t-elle avoir le courage de  l’avouer. ..D’abord à  elle-même ? Puis à ses enfants ?

Vous persistez à me dire qu’il s’agit là d’une histoire banale voire nunuche ? Encore une fois, faites-moi confiance et dévorez ce récit qui est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait au premier abord !

Une histoire où les vieux secrets vont ressurgir en pleine face des trois protagonistes qui désormais sont devenus adultes.

Kate O’Riordan explore les sentiments humains et fouille le couple jusqu’à faire rebondir monumentalement l’intrigue en donnant à une banale histoire d’amour  un tournant vif et inattendu. On se prend tour à tour d’empathie et d’aversion pour ces trois personnages autant meurtris les uns que les autres.

Je pense maintenant me jeter au cou de mon libraire pour me procurer ses autres romans comme : Intimes convictions« , « Une mystérieuse fiancée« , « Le garçon dans la lune » ou encore de « Pierres de mémoire« 

Il paraît qu’ils sont encore mieux qu’Un autre amour…des avis ?

Ah oui, j’oubliais! la voix de Christophe Mali  m’a hanté pendant toute ma lecture ! Vous vous rappelez ?

Le premier amour est toujours le dernier

Ah le vieil adage au parfum démodé

 She’s so lovely

Sur la pointe des pieds

J’ai longtemps hésité

lalalala…..

🙂

http://www.youtube.com/watch?v=OmmV1e5vPBU&feature=related

MARLEY – Kevin MacDonald

22 Juil

Entrez dans le monde des rastas pendant 2h24 !

Repérant dans un  petit cinéma de quartier  le documentaire Marley, mon ami se pressa de me donner rdv le soir même pour une soirée « Yeah man ». Mumm pourquoi pas… l’occasion de renouer avec l’époque insouciante de l’adolescence où les posters de Bob ornaient ma chambre et où les No woman, No cry  faisait frissonner les baffles de ma chaîne hifi ainsi que les voisins !

Kevin MacDonald a déjà réalisé beaucoup de documentaires dont deux très remarqués :  Un jour en septembre  et  Le Dernier Roi d’Ecosse.  Choisissant cette fois de partir sur les traces de la star jamaïcaine au sein de son village natal, il a pu recueillir les nombreuses confidences de ses proches et témoins de l’époque.

On y apprend entres autres, que Bob Marley né d’une mère noire et d’un père blanc souffrait beaucoup de moqueries lié à son métissage, qu’il était extrêmement timide ou qu’il enchainait les sales boulots tel que coupeur de bois. Mais surtout que cet homme passionné de musique inventa le reggae presque par hasard en entendant un son imprévu alors qu’il était en train de gratouiller !

Le rastafari est né !

Pour la petite histoire? ce mouvement veut que la Bible prescrit la consommation de marijuana, défend l’afrocentrisme et la réincarnation du Christ en Haïlé Selassié Ier, empereur d’Ethiopie à l’époque.

Très vite, Bob connaît la gloire dans son pays mais la guerre civile envahit Kingston et malgré tous ses efforts pour réunir le peuple comme le fameux concert gratuit où il fut victime d’une tentative d’assassinat ; Bob ne se sent plus en sécurité et s’exile à Londres.

Le documentaire revient sur ces moments heureux passés dans sa grande maison londonienne où il menait une vie « à la cool » entouré de ses potes rastas, passant son temps à jouer au foot et bien sûr à enregistrer de nombreux  disques.

Un film touchant qui retrace de façon consciencieuse à l’aide d’archives rares et de témoignages intimes, la vie de la légende rasta jusqu’à sa mort en 1981.

La collection Jonas Netter – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

10 Juin

La collection d’un homme très discret – Jonas Netter (1866 – 1946)

Ce nom  vous est inconnu ?  Pourtant sans lui, Modigliani, Soutine, Utrillo, Valadon, Kisling et bien d’autres n’auraient sans doûte jamais existé! La Pinacothèque de Paris a choisi de mettre à l’honneur ce découvreur de talent.

En effet, Jonas Netter fut l’un des collectionneurs les plus marquants du XXe siècle. Un des premiers à acheter une toile de  Modigliani pour finalement en posséder une quarantaine à la fin des années 20. Bien que fasciné dans un premier temps par l’impressionnisme, en vogue à l’époque, c’est vers les jeunes artistes de l’Ecole de Paris que Jonas Netter se tourne. Bien plus abordable financièrement que l’impressionnisme, il se prend très vite de passion pour les chefs-d’oeuvres de ces novateurs… Novateurs dont le fief n’est autre que le quartier Montparnasse…

Et c’est L’Aventure Montparnasse avec ses fameux Bals : Bal de la Misère, Bal de la Horde, Bal Banal, Bal Transmental, Bal Proust etc. Des soirées particulières où se côtoient Cocteau, Desnos,  Foujita, Fitzgerald, Picasso, Man Ray ou encore Tzara. A Montparnasse, « on boit et on danse (…) on fume et on fait l’amour (…) on écrit et on peint (…) du coco, de l’héroine et de la neige (…) on se pique et on renifle entre le pouce et l’index (…) » Voici l’atmosphère de cette époque ou la collection Netter va puiser sa substance.

Un bel hommage que la Pinacothèque rend à cet acquéreur si discret qui, par amour de l’art et pour le plaisir de contemplation à accompli une oeuvre magistrale sans le moindre souci de publicité.

 

 

La Collection Jonas Netter – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

Jusqu’au 9 septembre 2012 – Pinacothèque de Paris

http://www.pinacotheque.com/index.php?id=772

Femmes de dictateur – Diane Ducret

22 Mai

« Derrière chaque grand homme se cache une femme « …

Qui sont ces femmes qui ont aimé, adulé, soutenu et même parfois  influencé les hommes les plus infâmes de la planète ?

Diane Ducret nous dévoile pour mon plus grand plaisir et pour celui de plus de 100 000 lecteurs  la vie sentimentale des plus grands tyrans de l’Histoire. En menant des véritables enquêtes fouillées et en s’attachant à garder un ton neutre, cette jeune historienne nous en apprend de belles sur ces hommes qui ont parfois écrit plus de missives amoureuses que de messages politiques !

Margherita Sarfatti, Angelica Balabanof, Clara Petacci et Rachèle Guidi ont participé chacune à leur façon à l’ascension de Mussolini,  de simple voyou il est devenu Duce.

Le fabuleux ménage à trois : Inessa Armand, Nadia Krupshaïa et Lénine.

Les tristes et courtes vies de Nadia Allilouyeva et Ekaterina Svanidze, les deux femmes de Staline.

Christine Garnier journaliste française épris de Salazar. Ce dernier qui, toute sa vie a  gouverné avec la tête, convaincu qu’il était impossible de faire de la politique avec le cœur.

Catherine, la très belle impératrice de la Centrafrique et femme de Bokassa qui a fait tourner la tête de beaucoup d’hommes dont celle de Valéry Giscard d’Estaing lui-même.

Mao qui ne prenait jamais de bain mais qui se lavait dans le corps des femmes, a enchainé les épouses de Yang Kaihui à Jiang Qing en passant par He Zizhen.

Elena Ceausescu, encore plus cruelle que son mari.

Et que dire alors des conquêtes d’Hitler ? On n’en retiendra surtout une, Eva Braun, la petite bécasse fidèle au führer jusqu’à la fin.

Plongez-vous dans les histoires de celles qui ont partagé le lit des dictateurs!

 

 

Publié chez Perrin et en poche chez Pocket (2011)

 

 

 

 

 

 

 

Mais aussi le tome 2 (Perrin) avec les amours décortiqués de Saddam Hussein, Ben Laden, Kim Jongil, Castro…